Un générateur d’image de coeur en sucre, on connaissait déja, mais en voilà un qui existe aussi en mode gothique.
Il faut avouer que le jeu de couleur est moins “nunuche
Archives de l'auteur pour samourai
Anti-flirt

“Je suis anti-flirt,
Passons aux choses sérieuses”
Dit le publicitaire
A sa secrétaire.
Elle se méprend,
Croit son heure venue,
Avec ce petit parvenu.
Mais, lui, égoiste,
Ne pense qu’à une artiste,
Qu’il doit lancer bien entendu.
Ça fait longtemps que sa princesse
N’est rien d’autre que son business.
Nickel

Marre d’être nickel
Faites rutiler les chromes
Le Brass Band arrive
En fanfare
Cuivre sonnant
Argent trébuchant
Quatrième de couv’
Pour Bean, l’existence se résume à un seul mot : survivre. Sa fuite, à l’âge d’un an, de la clinique clandestine où il a été conçu artificiellement le conduit droit dans l’enfer des bas-quartiers de Rotterdam, où la violence, la drogue et la prostitution deviennent son quotidien. Grâce à son incroyable intelligence, il s’attire cependant l’attention des pontes de la Flotte Intergalactique, qui voient en lui un nouvel Ender Wiggin. Ender Wiggin, le légendaire gamin surdoué chargé d’orchestrer la contre-attaque contre les formiques. Ender Wiggin, le dernier espoir de l’humanité. Enfin, jusqu’à maintenant, car Bean n’a pas choisi d’intégrer, l’école de guerre pour faire de la figuration.
Orson Scott Card est né en 1951. D’aucuns considèrent Le cycle d’Ender comme le chef-d’oeuvre de cet auteur contemporain majeur. De confession mormone, il n’a de cesse de défendre une science-fiction initiatique et humaniste. Roman parallèle à La stratégie Ender, La stratégie de l’ombre propose un point de vue différent sur les événements qui s’y déroulent et peut se lire indépendamment.
Critique
La stratégie de l’ombre n’est pas une suite de la stratégie Ender. C’est plutôt ce qu’Orson Scott Card appelle un “parallaxe”, racontant à nouveau les évènements de la stratégie Ender sous un nouveau point de vue. Bean, qu’on pourrait traduire par “le flageolet” en français, était un personnage secondaire du roman originel, c’est son point de vue qui est adopté ici. Ceux qui ont lu la stratégie Ender se rappelleront que Bean était un des enfants sous le commandement d’Ender Wiggin. Bean était le petit freluquet extrêmement brillant. Il est froidement calculateur, là où Ender Wiggin est humain et sensible.
Bean, qui ne connait ni ses origines, ni ses parents, se bat pour survivre lorsque son intelligence est détectée par Sœur Carlotta. La Flotte Intergalactique recrute alors Bean pour l’école de guerre et en fait en secret le remplaçant éventuel d’Ender Wiggin en cas de défaillance de celui-ci.
Quelques personnages secondaires acquièrent au long du roman plus d’épaisseur. Soeur Carlotta sera la seule à percevoir les sentiments et les émotions de Bean, qui les dissimule pour se protéger.
Achille, le retord, apparait rapidement comme le stéréotype du « méchant » et deviendra le pire ennemi de Bean, mais aussi un personnage à la personnalité complexe et torturée, dont les ressorts ne sont pas tous élucidés.
Les thèmes qui m’ont parus sous-jacents sont en rapport avec deux des caractéristiques fondamentales de Bean : une intelligence hors normes très précoce et la quête de ses origines.
En effet, l’intelligence hors norme de Bean le rapproche d’un enfant surdoué ou précoce et il subit la même discrimination que ces enfants par d’autres moins doués ou par des adultes éducateurs/professeurs pas habitués à être confronté à des enfants qui remettent en cause une partie de leur autorité.
D’autre part, Bean est perpétuellement en quête pour savoir d’où il vient. Cela le rapproche d’un orphelin ou d’un enfant adopté et le rend plus humain aux yeux du lecteur. Cette quête donnera l’occasion à l’auteur d’un rebondissement un peu tiré par les cheveux: un peu comme le « je suis ton père » de Star Wars (prononcer à travers un tube métallique et un vocodeur pour se faire la voix de Dark Vador). Il faut tout le talent d’Orson Scott Card pour arriver à rendre cela plausible par un mécanisme de suspension temporaire de la crédulité que seuls les meilleurs arrivent à susciter.
Le pari pour l’auteur était risqué, le risque de redite ou de contradiction était grand, mais ce pari est pleinement réussi. La narration de l’histoire de Bean est extrêmement bien menée et nous promène de bout en bout de ce roman en apnée totale. On sent la maitrise du suspens, du style et du rythme d’un grand conteur. Les intrigues sont passionnantes, la finesse de l’analyse des comportements sociaux est incroyable de réalisme.
De la littérature en cinémascope comme celle là, on en redemande.
Renseignements
Titre : La stratégie de l’ombre
Auteur : Orson Scott Card
Traduction : Arnaud Mousnier-Lompré
Genre : Science fiction
Couverture : Emmanuel Gorinstein (illustration)
Collection : Science-Fiction (n°8204)
Éditeur : J’ai lu
Sites Internet : Site officiel d’Orson Scott Card
Dépôt légal : décembre 2006
Pages : 544
ISBN : 978-2-290-35684-5
Prix : 8,40€
Tête d’Eclipse
Les couettes noires au vent
Balaient l’air de rien
La superbe de feu l’artiste.
Blasé comme souvent,
Parti de loin,
Revenu de tout, l’arriviste.
I read it on your lips,
My pretty Tête D’Eclipse.
Je l’ai vu sans ton aide,
Ma précieuse Eclipse head.
Des goûts et des couleurs,
On ne discute pas,
Même avec toi ?
Dégoûts et des couleuvres,
On en avalera,
Combien de fois ?
I read it on your lips,
My pretty Tête D’Eclipse.
Je l’ai vu sans ton aide,
Ma précieuse Eclipse head.
Deal moi un conseil,
Un peu de poésie.
Fais tourner le soleil,
Partage ton hérésie.
Libère ta crinière sombre,
Cache moi dans son ombre.
I read it on your lips,
My pretty Tête D’Eclipse.
Je l’ai vu sans ton aide,
Ma précieuse Eclipse head.

Le cinquième tome « Les fruits de la vengeance » de la série « La couronne des sept royaumes » aux éditions J’ai Lu correspond à la première partie du troisième tome de la tétralogie « Winds of the Forelands » qui porte le titre « Bonds of Vengeance ».
L’auteur est David B. Coe et ce roman est traduit de l’américain par Sophie Troubac.
David B. Coe est un auteur américain de science fiction dont le site officiel se trouve ici : http://www.sff.net/people/davidbcoe et son blog est ici : http://davidbcoe.wordpress.com/ , attention, tout est en anglais, of course !
La couronne des sept royaumes raconte l’histoire d’un jeune prince nommé Tavis qui est proche des premiers rangs dans l’ordre de succession au trône d’Eibithar. Il est faussement accusé d’un meurtre horrible. En essayant de prouver son innocence et de capturer l’assassin réel, Tavis met à jour un complot visant à détruire son royaume et ceux de ses voisins.
Il doit retrouver sa place dans la succession royale et combattre le complot qui semble mener l’ensemble des royaumes à la guerre civile et au chaos.
La magie dans ce monde est l’attribut d’une seule des deux races de ce monde : les Qirsis. Les Eandis possèdent une vie plus longue et une meilleure constitution mais ne disposent d’aucun pouvoir magique. Les Qirsis sont frêles, presque de manière maladive, ont des yeux jaunes, des cheveux blancs et une peau pâle presque translucide. Ils possèdent toutefois une magie puissante déclinée en pouvoirs : glaner le futur (prescience), façonner la matière, le langage des animaux, le pouvoir des brumes et du vent, et la capacité d’imposer sa volonté à autrui. Un des thèmes récurrent de la série concerne les préjugés raciaux : les Qirsis malgré leurs pouvoirs sont soumis aux Eandis qui dirigent la totalité des royaumes. Ils sont victimes de discriminations qui ne sont pas sans rappeler les discriminations qui peuvent frapper certains citoyen américains (ou pas) depuis les évènements du 11 septembre. Les Qirsis qui possèdent l’ensemble des pouvoirs, les tisserands, sont très rares et sont capable de servir de catalyseur et de concentrateurs aux pouvoirs des autres Qirsis, les rendant extrêmement puissants et redoutables. Sur le thème des discriminations, les amours saphiques de deux ministres Qirsis servant deux seigneurs alliés sont aussi abordées.
Cette série détaille également l’affrontement de deux tisserands dont l’un, nommé Grinsa, est l’ami et compagnon de Tavis dans sa quête.
Le personnage du « méchant » principal reste moins riche et moins contrasté que les caractères de Grinsa et Tavis, mais néanmoins présente aussi ses complexités qui le rende plus humain (plus Qirsi!).
L’écriture de la première partie de ce troisième opus (tome 5) garde sa simplicité et permet à l’intrigue de prendre le devant de la scène. Certains pourront regretter quelques longueurs dans le traitement des intrigues secondaires par rapport au traitement de l’intrigue principale concernant la quête de Tavis. Toutefois, ces intrigues entremêlées permettent de mieux saisir l’ampleur et la complexité des machinations en cours, et de découvrir de manière plus riche l’univers du royaume d’Eibithar.
J’ai aimé les intrigues politiques et la défiance qui s’installe petit à petit vis-à-vis des ministres Qirsis : font ils ou non partie de la conspiration ? Même fidèles, ils sont suspectés de trahison et le poison du doute est instillé dans les relations entre les deux races.
On passe un bon moment, sans prétention, à lire cette série et ce tome ne déroge pas à la règle.
SOGESSUR, escrocs ?
Les assureurs nous prennent ils pour des vaches à lait ?
Suite à un dégâts des eaux, la SOGESSUR prétend m’indemniser de 74 euros sur la base d’un rapport de son expert. Celà n’est pas le prix du déplacement d’un artisan !
Cet expert n’ayant jamais mis les pieds dans mon appartement, contrairement à l’engagement pris par la SOGESSUR et à l’application du contrat, je ne vois pas comment il a pu faire un rapport !
Il est vraisemblable que les derniers cours de divination pratique suivi par leurs experts aient portés leurs fruits de manière inattendue.
La SOGESSUR, filiale d’assurance de la Société Générale, sont ils des escrocs ou simplement des voleurs ? Qu’on ne vienne pas me prétendre que la faute de l’expert est indépendante de leur volonté, le système des experts, soit-disant indépendants, a été créé pour protéger les sociétés d’assurances par un rideau d’intermédiaires peu scrupuleux qui ferment et réouvrent boutique au gré des procès qu’ils perdent en justice…
Je m’en vais de ce pas leur envoyer la missive missile qu’ils méritent en contestant leur expertise (trop facile, ils n’ont jamais mis les pieds dans mon appartement).
Alors, la Sogessur, sont ils des escrocs ?
Si vous pensez comme moi, vous pouvez le dire de vive voix à son PDG (Eryk Songeur) qui semble loger à Neuilly Sur Seine (dixit les pages jaunes).
De retour de Seattle
J’ai raté les rencontres de l’imaginaire à Sèvres pour cause de voyage aux US.
Je n’ai pas tout perdu puisque j’ai enfin pu voir Stardust en VO dans l’avion. Robert de Niro en tutu, c’est tout de même assez impressionnant !
J’ai aussi pu ramener le troisième opus de la série des princes marchands de Charles Stross et un roman d’un jeune auteur prometteur: Tobias Buckell.
Le blog de Tobias Buckell est intéressant et parle parfois de techniques d’écriture ou donne des conseils aux jeunes auteurs de SF.
Les 4èmes rencontres de l’imaginaires se dérouleront à Sèvres le samedi 8 décembre 2007.

Seront présents les personnes suivantes:
- Jean-Pierre Andrevon, auteur,anthologiste, critique
- Jacques Baudou, auteur,essayiste, anthologiste, critique
- Stéphane Beauverger, auteur
- Jean Luc Bizien, auteur
- Éric Boissau, auteur
- Michel Borderie, illustrateur de SF, dessinateur de BD
- Édouard Brasey, auteur
- Alain Brion, illustrateur
- Krystal Camprubi, illustratrice
- Fabien Clavel, auteur
- Nicolas Cluzeau, auteur,antholgiste
- Philippe Curval, auteur et critique littéraire
- Marie-Charlotte Delmas, auteur
- Sylvie Denis, auteur et traductrice
- Philippe Druillet, invité d’honneur, illustrateur
- Catherine Dufour, auteur
- Patrick Eris/ Thomas Bauduret, auteur, essayiste, anthologiste.
- Nicolas d’Estienne d’Orves, auteur
- Mélanie Fazi, auteur et traductrice
- Jean-Pierre Fontana, auteur, anthologiste, critique
- Mathieu Gaborit, auteur
- Gilbert Gallerne/Gilles Bergal,auteur
- Laurent Genefort, auteur de romans et de BD
- Johan Heliot, auteur
- P. J. Hérault, auteur
- Johnny Lang, romancier et auteur du Donjon de Naheulbeuk
- Serge Lehman, auteur
- Jean-Marc Ligny, auteur, anthologiste
- Claude Mamier, auteur, conteur
- G. Morris, auteur
- Manchu, peintre et illustrateur
- Xavier Mauméjean, auteur
- Sylvie Miller, auteur, traductrice
- Jean-Michel Nicollet, illustrateur
- Claire Panier-Alix, auteur
- Bernard Simonay, auteur
- Alain Sprauel, bibliographe
- Christophe Thill, essayiste, anthologiste
- Laurent Whale, auteur
- Roland Wagner, auteur
- Philippe Ward, auteur
- Yoz, illustrateur
La version intégrale de Rainbows End en anglais se trouve ici.




