« Il n’y a pas d’antidote contre le poison de la calomnie. Une fois versé, il continue d’agir quoiqu’on fasse dans le cerveau des indifférents, des hommes de la rue comme dans le coeur de la victime. Il pervertit l’opinion, car depuis que s’est propagée, chez nous, la presse de scandale, vous sentez se développer dans l’opinion un goût du scandale. Tous les traits infamants sont soigneusement recueillis et avidement colportés. On juge superflu de vérifier, de contrôler, en dépit de l’absurdité parfois criante. On écoute et on répète sans se rendre compte que la curiosité et le bavardage touchent de bien près à la médisance, que la médisance touche de bien près à la calomnie et que celui qui publie ainsi la calomnie devient un complice involontaire du calomniateur. Il faut donc tarir la calomnie à sa source. Il faut en finir avec l’inexplicable esprit de tolérance qui la considère comme à peu près d’excusable dans le cas où elle est pourtant le plus criminel. C’est-à-dire qu’elle est employée froidement, systématiquement, comme une arme politique, comme un moyen de propagande, de vengeance ou de représailles. (…) »
Discours de Blum à l’occasion des funérailles de Roger Salengro à Lille le 22 novembre 1936.
Que Frédéric Mitterrand puisse être critiqué , c'est souhaitable, mais calomnié, c'est insupportable.
Message à Marine (et à tous les médias qui ont colporté le discours frontiste): ne pas confondre littérature et propos politiques. "Mince, alors c'est vrai que VGE a couché avec Lady Di ?"



